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Larme bleue (NaNoWrimo 2017)

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Petit Volcan
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J'ai rejoint la planète PRD le : 25/05/2017 J'ai posté un total de : 117 Messages. Sinon je m'appelle : Docteur et j'ai : 54 ans. Dans la vraie vie, je : sers à rien.


Petit Volcan
Message(#) Sujet: Larme bleue (NaNoWrimo 2017) Mer 15 Nov - 9:08



Larme bleue

« Une larme bleue sur le papier jaune pour que nos terres retrouvent leur verdure. »



Un village en 1921. Deux enfants. Un combat pour la liberté.



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Petit Volcan
Message(#) Sujet: Re: Larme bleue (NaNoWrimo 2017) Mer 15 Nov - 9:11



Larme bleue

Le papier jaunâtre porte l'odeur du bois qui l'a conservé. La maison était de bois, mais aujourd'hui elle comporte des plaques de métal qui la soutiennent dans sa vieillesse. Cette maison est la plus grande du village de Kajh. Avant, elle était la plus petite. Avant, il y a longtemps. Quand les soldats foulaient encore notre terre.
Je lis les quatre chiffres mille fois lus, mais la nostalgie que j'attendais se fait écraser par un sentiment nouveau. Mon coeur est alourdi par l'amertume. La colère pousse mon coeur à s'échapper de cette cage et je hurle. Personne ne m'entendra. Plus personne.
Le village de Kajh était magnifique. Les dix-sept habitations avaient été construites par qui savait faire usage de ses mains. En un mois, les familles avaient emménagé dans ces cabanes. Quarante ans plus tard, ces cabanes avaient pris la forme de maisons de bois avec étage. Une ferme à l'ouest du village nourrissait la population. La cinquantaine d'habitants se réunissait tous les soirs sur la place la plus au centre du village pour partager les repas, les histoires, les joies et malheurs. Si les joies étaient grandes, les malheurs étaient minces comparés à ceux qui s'apprêtaient à tomber. Du jour au lendemain, des silhouettes étaient apparues dans le ciel, et les habitants avaient d'abord cru à un miracle. Or, en octobre 1921, le malheur s'abattit sur Kajh. Ce malheur, je l'ai combattu.

7 février 1921. Elle est arrivée au petit matin. Betty. Elle détestait son prénom. Elle le trouvait ridicule. Pourtant, quand la petite fermière Makho l'a entendu pour la première fois, elle a ri. Elle aimait la sonorité de ce nouveau mot.
Cette rencontre est le début de la belle histoire.
Betty venait de loin, d'un pays plus petit où tout était plus grand. Elle racontait des histoires de machines tandis que Makho lui contait des histoires d'animaux. La petite fermière appréciait par-dessus tout s'occuper des cochons. Betty disait que ces animaux n'étaient pas très bien vus chez elle, et Makho demanda alors ce que cela signifiait de ne pas être très bien vu. Betty n'avait jamais eu le droit de venir à Kajh, mais plus elle passait de temps avec Makho, plus elle revenait.
Betty habitait une grande maison aux murs très durs. La maison était à tout juste vingt minutes du village, ce qui poussa Makho à s'y rendre sans l'accord de quiconque. Elle fut d'abord surprise par les quatre hommes verts devant la maison.
Betty entraîna Makho derrière la grande bâtisse pour la faire entrer discrètement par la porte du jardin. Betty voulut lui dire de faire attention de ne pas glisser, et Makho rit. Betty s'était trompée de terme et sa phrase ne faisait plus aucun sens ! Elle prit alors la main poussiéreuse de son amie et l'entraîna à l'étage, dans sa chambre. Elle courut vite à son bureau et saisit un ouvrage. Makho l'observa avec curiosité. Jamais elle n'avait vu de livre.
- J'apprends encore ! s'exclama Betty. Ta langue n'est pas facile tu sais.
- Ma langue ? Tu ne parles pas du tout comme nous chez toi ?
Betty sourit et ouvrit l'ouvrage pour montrer les mots de sa langue à elle.
- Tu ris de ma façon de parler car j'apprends encore ta langue à toi. J'ai ma langue à moi, regarde.
Et elle décida alors d'attraper un livre, un conte, pour le lire à Makho. Cette dernière ne comprenait pas un mot de ce que son amie disait, mais allongée sur le lit tandis que Betty, assise sur le bord, contait, elle se sentait à sa place. Ces mots lui étaient peut-être étrangers, incompréhensibles, mais ils sonnaient une liberté nouvelle. Makho comprit que, au-delà de son monde à elle, il y en avait d'autres. Elle espérait pouvoir un jour les explorer.

Betty continuait de venir au village pour apprendre à manier la terre. Un jour par semaine, jamais le même jour, jamais la même heure, Makho suivait Betty jusqu'à chez elle et écoutait les contes des pays lointains.
Makho était heureuse. Elle voulait rester à jamais avec Betty. Elle voulait continuer à découvrir par Betty ce pays si différent du sien. Un soir, elle invita Betty à la fête hebdomadaire de son village. Betty fut heureuse de partager cette soirée avec son amie et sa grande famille que l'ennui ne connaissait pas. Elles oublièrent tout. Les pays lointains. Leurs peaux différentes. Le drôle d'accent de Betty. Elles oublièrent tout. Même les quatre hommes verts dont les silhouettes apparaissaient au loin, éclairées par la lumière douce du croissant de lune.

Ce soir-là a laissé beaucoup de regrets dans les coeurs enfantins de Betty et Makho. Le regret de n'avoir pu terminer la nuit enveloppées par cette paix intérieure que le feu de joie leur avait apporté.
Ce soir du 18 mars 1921, les deux enfants ont compris. Le malheur s'est installé aux abords de Kajh.

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Dernière édition par Valgori le Jeu 30 Nov - 17:06, édité 1 fois
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J'ai rejoint la planète PRD le : 25/05/2017 J'ai posté un total de : 117 Messages. Sinon je m'appelle : Docteur et j'ai : 54 ans. Dans la vraie vie, je : sers à rien.


Petit Volcan
Message(#) Sujet: Re: Larme bleue (NaNoWrimo 2017) Jeu 23 Nov - 15:50



Larme bleue

18 juillet 1921. Cela fait quatre mois que les hommes verts entourent le village de Kajh. Au-delà des petits champs, on peut apercevoir des camps sombres, qui du centre du village paraissent observer Kajh, et dont la forme des maisonnées apparaît comme un sourire cruel. On en voit encore les silhouettes aujourd'hui, car le temps n'a pas fait son oeuvre. Il a laissé là les marques d'un passé malheureux.
Il m'est encore difficile de retrouver les bons souvenirs, alors je les note, les conte, pour qu'un jour ils recouvrent les traces funèbres qui entourent Kajh. La première tâche sombre date de ce dix-huit juillet mille neuf cent vingt-et-un.

Les deux fillettes étaient de plus en plus proches depuis que les hommes verts étaient venus chercher Betty à la fête du village. Ils l'avaient ramenée à la grande maison et il avait été interdit à Betty de retourner au village et de revoir son ami Makho. Cette interdiction n'avait pas empêché la petite fille de s'évader en pleine journée derrière le dos des hommes verts qui travaillaient durement dans la grande salle de la grande maison.
Betty n'aimait pas la maison. Elle la trouvait trop grande. S'y trouver seule, de jour comme de nuit, l'angoissait. Les murmures se promenaient dans la maison, rebondissant contre les murs, s'insinuant jusque sous la porte de la chambre de la petite fille. On avait expliqué à Betty que ça n'était que la maison qui vivait, mais cela n'avait suffi à rassurer l'enfant. Betty voulait quelqu'un pour rester avec elle, quelqu'un pour lui assurer que les bruits n'étaient rien de méchant, et que s'ils l'étaient, alors on l'en protégerait férocement.
Ce matin, Betty avait hurlé qu'elle ne pouvait plus rester seule, alors le grand homme vert, dépité, lui assigna une femme rouge pour veiller sur elle. Mais Betty ne voulait pas de dame rouge. Betty voulait Makho, elle voulait son amie et n'accepterait personne d'autre ! La grande main du grand homme s'abattit sur son petit visage et Betty s'en trouva figée de peur. L'homme lui ordonna d'aller dans sa chambre et quitta la petite pièce pour retourner dans sa grande pièce à lui. Betty partit en courant, s'extirpant par l'arrière de la maison et ne s'arrêtant plus jusqu'à parvenir au champ de Makho. Elle sauta dans les bras de son amie et décida de ne plus la quitter.

Cela fut considéré comme une erreur par tous, villageois comme hommes verts, sauf par les deux enfants. La nuit tombée ne réussit pas à convaincre Betty de rentrer à la maison. Elle était encore dans le champ avec Makho. Les parents de celle-ci voulaient qu'elle rentre à la maison, sinon elle allait attirer à Kajh tout entier de graves problèmes, mais Makho ne voulait pas laisser Betty seule. Elle lui avait promis qu'elle la protégerait après le récit de Betty sur sa vie solitaire dans l'effrayante grande maison.
- Les hommes verts, ils vont rester pour toujours ? demanda Makho.
Elle voulait garder Betty auprès d'elle pour toujours, mais la présence des hommes verts l'inquiétait. La maman de Makho attendait un enfant depuis trois mois, et elle avait peur de ne pouvoir accueillir son bébé dans le village qu'elle aimait tant. Kajh devenait un lieu de vie oppressant et cela par le simple biais de la peur.
- Tu veux que je parte ? demanda en retour Betty.
Dans les yeux de la petite fille brillèrent déjà des éclats de tristesse. Elle détestait cet espace entre le village et la grande maison. Elle détestait entendre les moqueries des hommes verts à propos des villageois ; les craintes des villageois concernant les nouveaux venus ; les dires sur son physique et son drôle d'accent que Makho aimait tant. Makho... elle lui était si chère, sans elle la vie aurait été insupportable ici.
Les bras de Makho se refermèrent autour de son cou. Je veux que tu restes, je veux que tu restes, répéta Makho en boucle dans cette autre langue entendue seulement de la bouche de Betty et des hommes verts. Betty ne put retenir les éclats qui s'échappèrent de ses yeux. Makho était la personne la plus incroyable qu'elle n'avait jamais rencontrée. C'est ce qu'elle lui expliqua. Makho vivait avec peu, mais son coeur était immense. C'est ce qu'elle s'empressa d'expliquer de toutes les manières possibles, parlant vite, butant sur les mots compliqués de cette contrée étonnante, son entrain ne perdant son rythme qu'à l'irruption de vives lumières dans le village. Des lumières blanches tout d'abord, puis des larmes rouges qui s'élevaient d'une maison pour aller caresser les étoiles.
Makho hurla et courut jusqu'à la maison. Le feu, hurlait-elle, le feu brûle la maison de Sompa ! Le sage du village n'était trouvable nul part. Betty tira Makho pour l'éloigner des lieux. Elle la ramena à ses parents qui la fusillèrent si fort du regard que son coeur se brisa en mille éclats. Elle se rendit aux hommes verts qui la tirèrent jusqu'à la grande maison.
Les mille éclats se déversèrent de ses yeux tout le long du chemin et ne disparurent jamais. Tout comme la grande tâche sombre qui avait remplacé la maison de Sompa.

Les éclats sont encore là. Je peux les voir, les sentir. Ils tracent un chemin jusqu'à la maison abandonnée. Cette nuit-là, les deux enfants ont compris. Pendant des mois, elles ont observé le malheur s'installer, prendre petit à petit possession du village. Il était maintenant temps de le combattre. Seules ces deux petites filles en avaient le courage.

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Petit Volcan
Message(#) Sujet: Re: Larme bleue (NaNoWrimo 2017) Ven 1 Déc - 12:32



Larme bleue


Chaque semaine, Betty leur a hurlé de partir. Chaque semaine, elle a supplié. Elle a sauvé Kajh plus d'une fois, mais cela n'a pas suffi. Durant l'été, Betty m'a enseigné sa langue. Elle m'a appris à lire, à écrire, pour que moi aussi je puisse me défendre le jour où ils viendront tout détruire. Ce jour du 3 octobre 1921.

3 octobre 1921. Les deux fillettes avaient dû redoubler d'efforts pour ne pas se faire prendre lors de leurs escapades. Ces derniers temps, elles se voyaient en cachette sur une plaine cachée par une dune de la vue du village et de la maison. Elles ne pouvaient passer autant de temps ensemble qu'auparavant, car il fallait se montrer prudent. Ni les hommes verts ni les villageois ne devaient se douter de leurs rencontres. Courant septembre, alors que la canicule s'écoulait en petits filets de pluie, Makho discutait simplement avec Betty dans la langue de celle-ci. Un échange simple qui, à force de répétitions, permettra un jour à Makho de parler fluidement cette langue.
Ce jour fut le trois octobre mil neuf cent vingt-et-un.
Betty arriva en toute hâte au village, le visage rouge, le souffle coupé. Elle se rua dans la maison de Makho, faisant fulminer la mère de celle-ci, et appela son amie à gorge déployée. Makho surgit de la chambre des enfants. Elle restait bien plus à la maison ces derniers temps pour prendre soin de sa mère en fin de grossesse.
- Ils arrivent, déclara Betty.
Des frissons parcoururent le dos de la petite villageoise. Elle se saisit de l'appareil que Betty lui tendait et elles sortirent toutes les deux dehors, observant les silhouettes vertes approcher dangereusement du village.

En repensant à ce moment des plus simples et pourtant des plus importants, je me dis qu'il n'y aura jamais de côté épique à cette histoire. Je ne peux raconter l'événement d'une grande bataille, car Betty et moi n'étions pas des guerrières, mais des enfants. Les faits se sont produits rapidement : Betty a pris ma main et m'a emmenée à l'entrée du village. J'avais dans ma main l'appareil que je pensais doté de magie pour ses capacités incroyables. Betty s'est arrêtée et a saisi ma main, celle qui tenait l'appareil. Elle a appuyé sur un bouton et a commencé à parler dans sa langue que je comprenais déjà bien. Puis vient mon tour de parler. Ensemble, nous avons dénoncé les exactions commises par les hommes verts. Betty avait eu l'intelligence de fouiller dans les affaires de son père. Ce qu'elle y avait découvert a sauvé Kajh.
Les hommes verts sont venus jusqu'à nous. Ils étaient prêts à nous détruire. Ils étaients prêts à me tuer. Betty a hurlé. Elle a hurlé si fort des mots qui m'étaient inconnus que je ne sais pas ce qu'elle leur a dit. C'est la partie floue de cette histoire. Ce soir-là, Kajh a été ravagé. Les tâches sombres se sont accumulées. Mais Betty a gagné du temps. Elle a hurlé, frappé, s'en prenant à tous les hommes verts qu'elle voyait. Je me suis rapidement mise à l'aider. Depuis la fenêtre de ma vieille maison de bois, je revois la scène.
La moitié des habitants de Kajh ont survécu à l'attaque des hommes verts. Betty, fille du Commandant, a su créer suffisamment de diversion pour ralentir le massacre. Des secours de l'armée verte sont arrivés, mais non pour détruire. Le Commandant avait abusé de son pouvoir.

Voilà comment deux petites filles ont pu sauver un village paisible de soldats commandés par un homme égoïste et cruel. Mais ce n'est pas là que l'histoire se termine. Je n'ai jamais eu besoin d'écrire cette histoire auparavant. J'ai visité bien des contrées lointaines, découvert tous ces mondes qui me fascinaient tant, et le pays de Betty, j'y ai installé mon foyer. J'ai raconté tant de fois notre histoire sans jamais ressentir le besoin de l'écrire. Jusqu'à maintenant.
J'ai pris ton encre préférée, Betty, celle qui se marie si bien avec la couleur de tes yeux. J'ai tout écrit, en essayant d'ordonner mon récit brusqué par mes émotions. L'année mil neuf cent vingt-et-un restera pour moi la plus importante. Kajh n'est plus aussi vivant qu'avant, mais il reste un vestige de temps troubles pour le pays, et de moments heureux pour nous. Nous y sommes parvenues, à la fin. Nous nous sommes fabriquées un monde juste, pour nous et pour ceux que nous aimons.

Cette note est la seule que j'écris pour toi. Je ne veux pas écrire trop de mots, ils perdraient alors leur sens. Je vais enterrer notre roman préféré, le tout premier que tu m'as lu, comme tu me l'as demandé dans ton testament. Je compte y glisser cette note.
J'ai avec moi ta note à toi, celle que tu as écrite il y a soixante ans, quand ton écriture était encore enfantine. L'encre sent bon. Elle me rappelle à toi. Une goutte vient de glisser sur le papier, accompagnée d'une larme bien à moi. Grâce à toi Kajh a échappé aux flammes et retrouvé sa liberté. La nature ici a pu renaître. Une larme bleue s'ancre dans les mots. Une larme bleue sur le papier jaune pour que nos terres retrouvent leur verdure.



FIN


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